Accident vasculaire cérébral
Un accident vasculaire cérébral (AVC), aussi appelé « attaque cérébrale », est un déficit neurologique soudain. Son origine est vasculaire (liée aux vaisseaux sanguins).
Le symptôme le plus fréquent, chez le rat, est celui de la tête penchée.
Un AVC peut se produire à tout âge mais plus le sujet est vieux, plus il peut y être sujet. Les mâles sont sensés être plus touchés que les femelles.
Il s'agit d'une urgence vétérinaire qui doit être traitée le plus rapidement possible. L'AVC est la première cause des handicaps physiques aquis.
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Diagnostic
Les signes d'un AVC apparaissent de façon soudaine et sont parfois négligés au minimisés s'ils sont brefs.
Voici certains signes qui peuvent survenir :
- perte de motricité ou de force d'un membre ou d'un côté du corps (hémiplégie). Déficit total ou partiel.
- perte de sensibilité d'un membre ou d'un côté du corps
- difficulté à avaler la salive
- trouble soudain de l'équilibre et de la marche, pouvant conduire à la chute
- troubles de la vision
- plus rarement crise convulsive
- dans les cas les plus graves perte de conscience (coma)
Cependant, ces symptômes peuvent aussi avoir d'autres causes : tumeur au cerveau, intoxication, oedème cérébral, traumatisme crânien par exemple.
Causes
Un AVC peut avoir diverses causes. Il est cependant parfois difficile de déterminé laquelle est à l'origine d'un AVC en particulier.
- L'hypertension artérielle
- Une mauvaise hygiène de vie: obésité, alimentation trop grasse (mauvais cholestérol), présence de fumée (tabac) dans l'air, ...
- le facteur héréditaire
- Une autre maladie: comme par exemple vasculaire, hématologique ou cardiaque.
- Autre
Un AVC n'est pas contagieux, cependant il peut être transmis de façon héréditaire lors de la reproduction.
Mécanismes
Les AVC sont classés en accidents ischémiques et en accidents hémorragiques.
- Accidents ischémiques
- Les accidents ischémiques sont dus à l'occlusion d'une artère cérébrale ou à destination cérébrale. Cette occlusion a pour cause le plus souvent un dépôt graisseux obstructif ou un caillot, mais peut aussi être due à d'autres causes telles qu'une déchirure de la paroi de l'artère ou sa compression par une tumeur. Le vaisseau sanguin ne peut plus jouer normalement son rôle et irriguer correctement la ou les zones concernées. Le ramollissement cérébral d'origine ischémique peut se compliquer secondairement d'un saignement au niveau de la lésion. La pression à laquelle les vaisseaux sanguins sont soumis en permanence devient trop élevée et les vaisseaux cérébraux courent un risque accru de rupture, provoquant ainsi une hémorragie cérébrale. Elle entraîne un infarctus cérébral.
- Les trois-quarts des accidents vasculaires cérébraux sont d'origine ischémique.
- La thrombophlébite cérébrale est une occlusion d'une veine cérébrale (et non pas d'une artère). Elle est beaucoup plus rare.
- La lacune cérébrale est une complication de l'hypertension artérielle et se caractérise par de multiples petites zones concernées par un infarctus cérébral.
- Accidents vasculaires ou hémorragiques
- Les accidents hémorragiques quant à eux sont dus, comme leur nom l'indique, à une hémorragie entraînant une compression du cerveau. Les accidents hémorragiques sont causés par la rupture d'un vaisseau sanguin, souvent endommagé, ou en mauvais état à l'origine et soumis à une pression sanguine excessive (par exemple la rupture d'un anévrisme : paroi trop faible qui se dilate et se rompt). L'hématome se forme rapidement donnant des signes neurologiques d'apparition brutale en rapport avec les structures détruites ou comprimées par la lésion. Deplus il se constitue un œdème autour de l'hématome, qui aggrave la compression du cerveau dans la boîte crânienne, entraînant ou aggravant une hypertension intra-crânienne (HTIC).
L'évolution
L'accident vasculaire cérébral peut être transitoire (AIT) avec retour rapide à l'état normal, sans séquelles, c'est-à-dire en moins d'une heure. Le déficit peut être au contraire permanent. On parle alors d' accident vasculaire cérébral constitué (AIC).
Le pronostic dépend du degré d'atteinte. Le risque vital se prolongie au dela de la période égue de crise.
L'accident vasculaire cérébral reste une maladie grave avec un risque de décès de 20 à 30 %, pendant la période post-AVC.
Le traitement
Tout retard dans le traitement peut conduire à des séquelles importantes (paralysie) voire au décès. S'agissant d'une urgence, tout propriétaire craignant que son rat ne soit en AVC se doit de contacter son vétérinaire.
Le vétérinaire
Seul le vétérinaire peut diagnostiquer un AVC et procéder à un éventuel traitement d'urgence :
- injection
- traitement médicamenteux
Les soins du propriétaire
Le propriétaire peut porter des soins à sont rat par :
- l'équilibration par l'alimentation
- l'adaptation du milieu de vie et des moyens
- La rééducation progressive
La prophylaxie
Sachant que certains éléments peuvent accroître les risques d'AVC, il est donc possible d'y faire attention :
- L'alimentation
- le diabète, l'obésité et l'hypercholestérolémie surtout pou un rat âgée (augmentation de la rigidité vasculaire)
- La reproduction
- Attention au antécédents familiaux lors du choix des reproducteurs
