Communauté:Projet Ratatouille/Revue de presse

L'action organisée par Ratoupédia à la Une du quotidien suisse Le Matin
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L'action organisée par Ratoupédia à la Une du quotidien suisse Le Matin

L'action de sensibilisation sur le rat domestique organisée par Ratoupédia à l'occasion de la sortie du film Ratatouille a trouvé écho dans la presse. Nous avons reproduit ci-dessous, classés par ordre alphabétique, les articles publiés par différents médias de France et de Suisse sur le sujet.

Sommaire


Presse quotidienne

Centre Presse : « Au secours des rats »

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Paru dans l'édition du 01/08/2007

« J’ai une dizaine de rats chez moi. Ils sont adorables, mais il faut savoir s’en occuper », affirme Carol Giugard, membre de la Société ratatounesque francophone associée (www.srfa.info). Cette étudiante était présente, à la sortie du cinéma CGR de Poitiers, lors de l’avant-première du film Disney-Pixar, «Ratatouille», mardi 31, pour distribuer des tracts sur les rats domestiques. Avec son amie Camille, Carol voulait « informer les gens sur cet animal et éviter qu'ils adoptent un rat, parce qu'ils ont vu le film, qui raconte l'histoire d'un jeune rat, pour ensuite l'abandonner ». La brochure, consultable sur le site www.ratoupedia.org, contient des informations générales sur le rat domestique. Elle sera distribuée par des bénévoles aux sorties des cinémas, les vétérinaires et dans les animaleries.

Le Dauphiné Libéré : « Pour l'amour du rat »

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par Estelle Zanardi

Paru dans l'édition du 03/08/2007


Le Matin : « Le rat, star de l'été »

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par Xavier Lafargue

Paru dans l'édition du 31/07/2007

Evénement ciné de l'été, «Ratatouille» va vous faire adorer les rats. Mais attention : adopter l'un de ces petits rongeurs ne se fait pas à la légère.

Pestiféré, le rat ? Plus pour longtemps ! Grâce à «Ratatouille», le nouveau film des studios d'animation Pixar, qui sort demain sur les écrans suisses, ce rongeur s'apprête à prendre une revanche cinglante. Autrefois objet de dégoût, considéré comme le vecteur de terribles maladies, il va devenir la nouvelle star de l'été. Et la coqueluche des enfants, car Remy, la vedette du film, est tout simplement craquant! De là à le voir devenir l'animal domestique à la mode, comme ce fut le cas pour les dalmatiens (après la sortie des «101 dalmatiens») et les poissons-clowns (après la sortie de «Nemo»), il n'y a qu'un pas. Qui inquiète les associations d'amateurs de rats domestiques.

Un rongeur à dorloter

«Je suis très contente que le rat devienne à la mode, car il est très affectueux, joueur, curieux et intelligent. Un authentique compagnon», relève Laetitia Previdoli, une Genevoise de 23 ans, assistante en pharmacie, qui abrite pas moins de six rongeurs chez elle. Laetitia a vu «Ratatouille» en avant-première, dimanche soir. «Après avoir vu le film, tous les enfants ont envie d'adopter un rat. Mais cela ne doit pas se faire à la légère, prévient-elle. Le rat n'est pas un jouet! C'est un animal domestique à part entière, comme un chien ou un chat. Il a besoin de soins et de contacts réguliers, il faut s'en occuper, jouer avec lui, l'amener chez le vétérinaire et assumer cette responsabilité.»

Conseils sur le Web

Cofondatrice d'Arrweb (Association des rats romands du Web) qui compte aujourd'hui près de 500 membres, Mélanie Zuber souligne que «l'image du rat se modifie depuis le milieu des années nonante. Aujourd'hui, des gens de tous les milieux sociaux, et pas seulement des jeunes, ont un rat à la maison.» «Mais il serait triste qu'à cause d'une mode, des rats adoptés soient ensuite abandonnés après quelques mois», renchérit Laetitia.

C'est le message que veulent faire passer plusieurs associations d'amateurs de rats, regroupées sous la bannière de Ratoupédia, «l'équivalent de Wikipédia pour les passionnés de rats», glisse Laetitia. Sur leur site, ces amis des rongeurs ont ainsi publié une brochure qui sera distribuée à la sortie des cinémas, chez les vétérinaires et dans les animaleries. Elle comporte toutes les infos utiles pour que l'adoption d'un rat demeure un geste réfléchi, et non pas une lubie née d'un film, si remarquable soit-il.

Adopter un rat : nos conseils

  • Age moyen : Le rat domestique vit en moyenne deux ans. Sa disparition rapide peut donc causer bien du chagrin aux jeunes enfants...
  • Fertilité : Le rat est très fertile, les portées comptent parfois dix ratons! Il est souhaitable de le faire vivre en groupe de même sexe, si on ne veut pas être submergé par des petits.
  • Cage : Ce rongeur a besoin de place pour être à l'aise. Privilégiez une grande cage - une volière par exemple - tapissée d'une litière de chanvre. Evitez les copeaux de bois! Nettoyez la cage fréquemment.
  • Nourriture : Le rat est omnivore. On peut cependant se procurer un mélange «spécial rat» dans le commerce, pour équilibrer ses «menus».
  • Santé : Le rat a une santé fragile et est très sensible, notamment, aux affections respiratoires. Les rendez-vous chez le vétérinaire peuvent être fréquents.
  • Morsure : Un rat apprivoisé ne mord jamais, à moins qu'il ne doive protéger sa portée, ou s'il est atteint d'une maladie hormonale.
  • Caractère : Le rat est très joueur, curieux et intelligent. Il est préférable de le faire vivre en couple ou, mieux, à trois individus. Et il faut jouer avec lui !

La Nouvelle République : « L'amour du rat et non du risque »

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Paru dans l'édition du 01/08/2007

Le Parisien : « Un rat, ce n'est pas pour faire n'importe quoi ! »

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par Camille Neveux

Paru dans l'édition du 03/08/2007

Choisir un rat comme petit compagnon n'est pas un acte anodin. Voilà le message que l'association Ratoupédia - auteur d'un site sur le rat domestique - souhaite faire passer auprès des spectateurs du film « Ratatouille », où Rémy, un jeune rat, tient le haut de l'affiche. A l'occasion de la sortie du film de Brad Bird, sur les écrans, depuis mercredi une dizaine de bénévoles distribuent des brochures d'information devant les cinémas parisiens pour sensibiliser le public sur ce petit rongeur.

Leur crainte : que le film ne déclenche une vague d'adoptions irréfléchies, susceptibles de conduire à de nombreux abandons.

« Après la sortie du film le Monde de Nemo, les spectateurs se sont pressés dans les animaleries pour acheter des poissons-clowns, sans mesurer les conséquences de leur acte, rappelle Karim-Pierre Maalej, 27 ans, ingénieur et responsable de l'initiative. Nous craignons un phénomène similaire pour le rat domestique. Cet animal sympathique n'est ni un jouet ni un objet de consommation. Si on veut en adopter un, il faut le faire avec sérieux. Et ne pas s'en débarrasser au bout de deux semaines. »

Pour tester la motivation des néophytes, un millier de tracts ont été imprimés. « Etes-vous informé des besoins du rat et prêts à payer le vétérinaire ? peut-on lire en préambule. Si oui, vous serez un bon propriétaire ! » Des conseils sont également distillés pour soigner les rongeurs, les alimenter et entretenir leur litière.

Chez les spectateurs du film, l'idée séduit. « C'est une très bonne initiative », approuve une passante à la sortie du cinéma UGC George-V, sur les Champs-Elysées. Pour les intéressés qui auraient manqué l'opération, la brochure est également téléchargeable sur le site www.ratoupedia.org.

La Tribune de Genève : «Ratatouille a rendu le rat trop chou»

par Jérôme Estèbe

Paru dans l'édition du 17/10/2007

Le film a dopé l'amour pour le petit animal. Mises en garde de fans de longue date

Vous souvenez-vous du film Nemo Son succès fulgurant autant que planétaire avait boosté les ventes de poisson-clown, soit l'épatant héros de l'histoire, au point de menacer la survie de l'animal dans les fonds marins. Et bien, Ratatouille pourrait bien remettre le couvert. Signées par les mêmes studios Pixar, les aventures du raton cordon-bleu, vues et adorées cet été par quelques millions de gamins, ont passablement gommé les préjugés contre le rongeur. En démultipliant au passage les demandes d'adoption. Avoir un rat comme bébête de compagnie, voyez-vous, c'est devenu une évidence.

En France, certains marchands ont vu ainsi leurs ventes décoller de 30%. Et si les rares animaleries genevoises n'ont pas enregistré de boum notable, c'est que visiblement le peuple lémanique s'en va faire ses emplettes à Annemasse. Chez Maxi Zoo en particulier, où on a vu débarquer «nombre d'enfants brusquement très intéressés par le rat». Bref, on est passé du rat dégoût au rat chouchou. Du rat punkasse au rat bonasse. Faut-il s'en réjouir? Pas si sûr.

Gare aux coups de tête

Laeticia Previdoli, 23 ans, deux grands yeux verts et un sourire angélique, travaille dans une pharmacie de Carouge. Elle pourrait être Madame Rat à Genève. On lui doit Ratoupedia, foisonnante encyclopédie en ligne vouée à l'animal (voir encadré) et une brochure préventive à l'usage de jeunes propriétaires au sortir de Ratatouille. «Les effets du film sont à la fois positifs et négatifs», explique-t-elle, installée à une terrasse Place du Marché. «D'une part le regard sur l'animal a changé. C'est une bonne chose. Mais d'autre part, il faut craindre nombre d'abandons suite à des adoptions coup de tête. Et un rat domestique largué dans la nature ne survit pas longtemps.»

Marilyn et Arlette

Flore Manson, 15 ans et trois rattes domestiques prénommées Marilyn, Skin et Arlette, a la dent plus dure. «Ce film, c'est n'importe quoi», assure-t-elle. «Avant, les enfants, ils voulaient des hamsters; maintenant, c'est le rat. Or ça n'a rien à voir! L'enfant au début, il s'occupe de son animal, après il pense à autre chose. Et un rat sans câlin, tout seul au fond de sa cage, il déprime; il meurt.» Message reçu: si vous voulez un ratounet à la maison, il va falloir le cajoler. Et cela s'apprend.

Rats et souris

On notera au passage que les amis du rat - les amies surtout - n'ont pas attendu Ratatouille pour se démener en faveur de leur créature fétiche. D'un clic de souris, nous voilà ainsi sur arrweb (ARR pour Association des Rats Romands), forum d'envergure où les autochtones s'échangent expériences, tuyaux, demandes de rat-sitting au moment des vacances, voire ratons de digne souche. «On en avait assez de se retrouver avec des animaux mal socialisés et malades», explique Mélanie Zuber, cofondatrice du site. «Le forum permet d'échanger des rats sélectionnés, en bonne santé et habitués à l'homme.»

Quand elle ne «papouille» pas ses cinq mâles touffus, Mélanie oeuvre comme chargée de communication pour une grande enseigne suisse. Il faudra donc oublier un autre cliché. Les ratophiles ne sont plus forcément des ados rebelles tout de noirs vêtus. Mais aussi des demoiselles comme il faut, avec juste quelques poils oubliés sur le revers de leur tailleur.

L’encyclopédie à moustaches

Mise en ligne il y a un an, Ratoupédia, encyclopédie collaborative calquée sur l’omnipotente Wikipédia, attire un nombre galopant de ratophiles. Le site a été créé par un Parisien et une Genevoise: Laeticia Previdoli (voir ci-dessus).

Comment en est-elle arrivée là? «En fait, j’avais écrit un livre pour ma matu sur le rat, déçue par la littérature sur ce sujet. La question de sa publication s’est posée. Il a finalement servi de base à Ratoupédia.» Aujourd’hui, l’encyclopédie abrite 200 articles et 350 inscrits plus ou moins actifs. On peut y voir des choses rares, comme les photos live de l’accouchement d’une maman ratte appartenant à Laeticia. Emouvant.

C’est donc une ratophilie passionnée que celle de Laeticia. «Le rat est superintelligent, sensible et sociable», s’enthousiasme-t-elle. «Ils répondent à leur nom, font la fête à leur propriétaire. On peut leur apprendre à faire des tours ou à faire leurs besoins dans un bac. J’ai vécu des scènes incroyables. Un jour je pleurais suite à une peine de cœur, ma ratte a grimpé sur mon épaule pour lécher mes larmes. De même, lors du divorce de mes parents, épisode très difficile, les rats m’ont permis de tenir le coup.»


Magazines

Le Canard à quenottes : « Action Ratoupédia "Ratatouille" »

par Minuit/Koonkoontchek

Paru dans l'édition d'aôut 2007

A l'occasion de la sortie du film Ratatouille, Ratoupédia, l'encyclopédie sur le rat, organise une action de sensibilisation sur le rat domestique.

Une action ... pourquoi ?

Par le passé, des animaux ont souffert de la réussite de certains dessins animés. Après la sortie du dessin animé "Némo", par exemple, des poissons clowns ont été péchés et achetés par millions, entraînant ainsi une raréfaction de l'espèce, une destruction de son milieu. Exemple plus lointain, la sortie du dessin animé "les 101 dalmatiens" avait provoqué l'adoption massive de dalmatiens ... adoptions bien souvent irréfléchies, soldée finalement par des abandons.

Récemment, un grand nombre de rats avaient été adoptés simplement parce que Loana, dans l'émission de télé-réalité "Loft story", en possédait un. Adoptions encore une fois irréfléchies, soldées par des abandons. Même si le rat va pour une fois sans doute être un peu épargné grâce aux nombreux préjugés que les gens ont à son sujet, il y a tout de même de grandes chances pour que "Ratatouille" pousse les gens à adopter, sans avoir la moindre connaissance que le rat domestique. Et, peu de temps après, à abandonner.

En quoi l'action consiste-t-elle ?

L'action consiste à faire connaître les besoins réels du rat domestique, le plus largement possible et le plus rapidement possible, auprès du grand public qui serait susceptible d'adopter un rat sans se renseigner, juste à cause du film.

Ratoupédia a créé des flyers et des brochures, téléchargeables et imprimables depuis leur site gratuitement. Ces documents sont, depuis la sortie du film, distribués par des bénévoles dans ou devant des cinémas partout en France et en Suisse, mais également dans des animaleries, chez des vétérinaires.... Des articles ont également été publiés dans différents journaux locaux, dans plusieurs régions de France, suite à ces actions qui intéressent souvent les presses locales.

Qui peut participer ?

N'importe qui peut participer, organiser une distribution dans un lieu près de chez lui, contacter la presse de sa région pour une interview ... Le but de cette action est d'être la plus large possible, et pour ça, il y a besoin de tout le monde.

Vous avez du temps, une imprimante ? Foncez ! Le rat ne veut pas s'appeler Rémy, vivre dans une cage à hamster, et finir abandonné dans un champ. Il a besoin de vous.

Le Nouvel Observateur : « Karim-Pierre Maalej, l'apôtre des rats »

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par Nicole Pénicaut

Paru dans le numéro du 23 août 2007

C'est à Ratatouille qu'il doit sa petite célébrité. Jusqu'ici, ce ratophile n'était guère connu que des éleveurs de rats domestiques pour son investissement dans Ratoupédia.org, site d'information collaboratif qu'il a fondé avec une amie. Mais depuis le film, on a vu cet étudiant parisien (27 ans) tracter devant les cinémas avec d'autres membres de la communauté ratounesque. Il s'agit de prévenir le spectateur tenté de posséder un Ratatouille de chair et d'os de « ne pas le faire à la légère ». Affectueuse, la bestiole est aussi d'une fragilité telle qu'il faut souvent prévoir un gros budget vétérinaire. Karim-Pierre Maalej lui-même n'a pu suivre. Dieu sait pourtant s'il aime les rats.

Terre&Nature : « Les rats sont stars du web »

par Martine Bernier

Paru dans le numéro du 10 juillet 2008, rubrique NOS COMPAGNONS Sites internet romands [1]

Deux initiatives romandes viennent au secours des ratophiles. Désormais, grâce aux sites Ratoupédia.org et Arrweb.ch , les internautes peuvent trouver tous les renseignements possibles et imaginables sur ces rongeurs aussi intelligents qu’attachants

De la Carougeoise Laetitia Previdoli qui élève des rats domestiques, on peut dire, sans crainte de se tromper, qu’elle aime aller au fond des choses. Alors qu’elle est encore au collège, elle décide d’écrire… un livre sur les rats pour son travail de maturité. «En me renseignant un peu partout pour trouver des informations sur eux, j’ai réalisé que la littérature comportait des erreurs à leur sujet. Par exemple, je me souviens d’un ouvrage dans lequel on pouvait voir la photo d’un rat mangeant du chocolat. Or, il y a dans le chocolat une substance extrêmement toxique pour le rat. J’ai donc eu envie d’écire un livre se basant sur mon expérience et celle d’autres éleveurs. Pour ce travail, j’ai été accompagnée par un professeur de biologie.»

Wikipédia pour ratophiles

S’interrogeant sur la manière de mettre les informations de son travail à disposition du public, la jeune femme et l’un de ses amis lancent l’idée d’une sorte de Wikipédia du rat. Cette encyclopédie du web à laquelle toute personne peut librement apporter sa contribution permettrait de palier un manque d’informations centralisées sur l’animal en question. Aussitôt dit, aussitôt fait. Fin août 2005, le site Ratoupédia.org ouvre ses portes. «Le 3 septembre, nous avions déjà cent articles. Depuis, tous les jours, il y a une intervention supplémentaire. Aujourd’hui, nous en sommes à plus de 730'000 consultations, et à environ 6000 pages modifiées pour un total de 2257 pages. Mais je dirais que, parmi elles, 214 sont réellement complètes.» Avec ses 350 inscrits, le site fait un tabac auprès des ratophiles francophones. Ils y trouvent des informations sur tout ce qui touche à leur animal favori: de la santé au comportement, en passant par les soins, et les sujets les plus délicats, comme l’euthanasie ou le destin des ratons servant de nourriture aux hôtes des terrariums. Ratoupédia est un projet ouvert, qui n’aura jamais de fin. Sa conceptrice de préciser: «Nous ouvrons les bras à tous ceux qui voudraient se joindre à nous pour ajouter leur contribution à nos articles!»

Info fiable?

Devant les encyclopédies du Net, auxquelles le moindre quidam peut apporter sa quote-part en enrichissant son contenu, la question se pose régulièrement: les informations sont-elles fiables? «Oui, répond Laetitia Previdoli. Elles comptent même parmi les plus sûres qui soient, car toutes sont plusieurs fois vérifiées, lues et relues. Nous avons un historique de chaque article et savons qui a écrit quoi à la virgule près, y compris dans les modifications récentes. Notre but est d’offrir un service encyclopédique impeccable.»

Plate-forme «rat-micale»

A Martigny (VS) Mélanie Zuber a suivi une démarche parallèle à celle de Laetitia, qu’elle connaît bien. Elle aussi a ouvert un site destiné aux amateurs de rats. Mais la vocation d’ Arrweb.ch n’est pas la même que celle de Ratoupedia.org . «Il était très difficile de trouver des sites comportant des informations pratiques. Je n’ai pas voulu m’attarder au comportement et aux soins puisque ces informations étaient déjà diffusées ailleurs. Arrweb.ch est l’Association des rats romands sur le web. C’est un site d’adoptions, de conseils, de partage, doublé d’un forum actif. On y trouve toutes sortes de services, dont le ratsitting (garde des rats pendant une absence), par exemple! Il y règne un bel esprit de solidarité. Pour ma part, je me suis fait d’excellents amis sur ce site. Au début, nous ne parlions que de rats, puis les relations ont évolué.» Arrweb.ch met en ligne de nombreuses petites annonces. Mélanie conseille aux internautes d’avoir l’esprit critique lorsqu’ils y ont recours, pour savoir si les éleveurs qui y vendent leurs rats sont sérieux ou non. «Nous acceptons toutes les annonces car nous souhaitons garder un œil sur tout ce qui se propose. En ce moment, il y a une pénurie de ratons. Les bons éleveurs n’en ont pas, et nous déconseillons les achats en animalerie.»

Pas d’effet Ratatouille

Une pénurie due au fait que les éleveurs sérieux s’efforcent d’établir des lignées saines et de ne pas élever des rats agressifs ou trop fragiles. Mieux vaut d’ailleurs être attentifs, lorsque l’on possède des rats: sachant qu’une femelle peut donner naissance jusqu’à vingt petits par portée, qu’elle a trois semaines de gestation et qu’elle redevient fertile cinq jours après la mise bas, on estime que, sur les deux ans à deux ans et demi que dure sa vie, elle peut avoir une descendance de 250'000 ratons! Mélanie Zuber et Laetitia Previdoli ont fait partie de ceux qui se sont mobilisés lors de la sortie du film Ratatouille . Le risque était que le public soit pris d’un engouement irréfléchi et achète des rats sur un coup de tête, en regrettant son geste par la suite. Une campagne d’information a donc été préparée. «Ça a été une réussite, constate Mélanie. Nous avions peur que le rat devienne un animal à la mode. Mais, en Suisse romande, il n’y a pas eu de changements. La France, en revanche, a enregistré une petite flambée des ventes.»

Blog de Gilbert Salem : « Le rat ne pue pas, il est câlin et sympa »

par Gilbert Salem

Paru le 15 juillet 2008

Ce ne sont pas forcément des ados ou des post-adolescents qui n’apprécient que les hits de Tokyo-Hotel, mais leur affection grandissante pour les rats d’égout (nettoyés et plus ou moins domestiqués) traduit un désir de rupture affective avec leur môman ou leur papa qui, eux, ont conservé une préférence ringarde pour le chat et le chien. Plus costaud que la souris blanche de laboratoire ou le hamster sur sa roue, et moins soyeux que Raminagrobis, le rat de salon est en passe de devenir un animal familier ordinaire.

Le triomphe du film Ratatouille a encore accéléré sa popularité dans les foyers et sur l’hypertoile: ce ne sont que forums de discussions, foire aux questions et même encyclopédies wikipédiennes.

Il y a trois ans, la ratophile Laetitia Previdoli, de Carouge, a mis sur orbite Ratoupédia.org, un site qui a été depuis consulté plus de 730 000 fois, et qui donne des informations sur la santé et le comportement du rat domestique, sur son alimentation, etc. De son côté, la Valaisanne Mélanie Zuber, de Martigny, a créé une Association des rats romands sur le web, Arrweb.ch, qui entre autres met en ligne un service de petites annonces. C’est en quelque sorte un observatoire: «Nous acceptons toutes les annonces, explique-t-elle dans Terre & Nature de jeudi passé, car nous souhaitons garder un œil sur tout ce qui se propose. En ce moment, il y a une pénurie de ratons. Les bons éleveurs n’en ont pas, et nous déconseillons les achats en animalerie.»

Car avant d’adopter des rats, mieux vaut se souvenir qu’il en existe des agressifs, de trop fragiles. Ou qu’une rate peut donner naissance à quelque vingt rejetons par portée, et que cinq jours lui suffisent pour redevenir dispose et fertile…

Dans Le coin des rats, un site français plus ancien, de témoignages, conseils personnels et babillages entre ratomanes, des relations plus qu’épistolaires se sont nouées. A l’adresse d’Abracad’Rats, on s’émerveille devant la gentillesse de ce rongeur qui, naguère encore, gardait sa réputation terrible de vecteur de la peste, de parangon de ruse et de saleté nauséabonde. «Mais non, fait un commentateur, il ne pue pas, il est câlin, drôle, attachant et sympa…»

Radios

Radio suisse romande : « Ratatouille : qui veut adopter un rat ? »

par Virginie Matter

Diffusé le 06/08/2007 dans le journal de 12h30

Les rats vont-ils envahir les foyers des fans de "Ratatouille" ? Le dessin animé sorti mercredi dernier sur les écrans retrace les aventures d'un rat attachant, loin des clichés habituellement repoussants. Pour éviter une vague d'adoptions inconsidérées, des passionnés de rats distribuent à la sortie des cinémas des brochures explicatives destinées aux enfants.

RTL : « Tournée générale de "Ratatouille" ! »

Diffusé le 06/08/2007

C'est un rat bleu. Il s'appelle Rémy, est tout mignon et a des goûts culinaires raffinés et assurés. "Il", c'est le héros de "Ratatouille", nouvel opus des studios Pixar (les papas du "Monde de Némo", "Toy Story" et autres "Indestructibles") qui triomphe actuellement dans les salles françaises. Sorti mercredi dernier 1er août, il avait déjà réuni 1,155 millions d'entrées lors du dernier décompte samedi soir. Il devrait allègrement dépasser le million et demi avant la fin de sa première semaine d'exploitation. Mercredi, "Ratatouille" avait réalisé le meilleur démarrage de l'histoire du box office français pour un film d'animation avec 436.000 entrés/premier jour. Un score impressionnant qui était également le meilleur démarrage de tous les temps en France pour un film n'étant ni une suite ni une adaptation d'un roman à succès.

Mais le succès du rat de Pixar inquiète les associations de défense des animaux qui viennent de lancer un appel sur internet pour éviter un phénomène d'achat de rat. Le rat n'est pas un animal de compagnie comme les autres et est relativement fragile. Après la sortie des "101 dalmatiens" ou du "Monde de Némo", le marché avait vu la vente de dalmatiens et de poissons clowns exploser...

(enregistrement à venir)